Mûre pour la dictature

Avec le choix qui nous est donné au deuxième tour de cette élection présidentielle, tout indique que la France est mûre pour la dictature. Si, malgré les tentatives de dédiabolisation du Front National, la dérive vers un régime autocratique en cas de victoire de Marine le Pen semble évidente, la manière d’envisager l’exercice du pouvoir d’Emmanuel Macron n’en est pas moins inquiétante, et le silence assourdissant des médias qui entoure ses intentions le sont encore plus.

En effet, lorsque le chef d’En Marche émet le souhait de faire signer un engagement à voter toutes les propositions de lois qu’il fera à ceux qui se présenteront aux élections législatives sous sa bannière, personne ne s’en émeut plus que ça, alors qu’il annonce purement et simplement la fin du régime parlementaire par le musellement du pouvoir législatif (après les primaires de gauche et de droite, on voit bien qu’une signature n’engage à rien, mais quand même). Pourtant, lorsque Recep Tayyip Erdogan s’engage peu ou prou sur la même voie avec son référendum (certes complètement déséquilibré, le non n’ayant pas eu le droit de faire campagne, mais où le peuple a quand même été consulté, lui donnant une victoire étriquée), toutes les voies se sont élevées pour dénoncer à juste titre la mort de la démocratie en Turquie.

Et voilà que ce matin, nous apprenons que M Macron souhaite gouverner par ordonnance aussitôt qu’il sera élu pour aller vite. Là encore, aucune réaction. C’est pourtant encore un degré au-dessus de Manuel Valls, qui a quant à lui été pointé du doigt pour son utilisation de l’article 49.3, le parlement n’étant même pas consulté en cas d’ordonnance décrétée par le chef de l’Etat. Le si détestable Donald Trump n’a t-il procédé de même sitôt élu et été moqué pour sa mise en scène grotesque avec son brandissement au bureau ovale desdites ordonnances portant sa signature (leurs applications ont d’ailleurs été bloquées, d’une part par les juges pour celle concernant l’interdiction d’entrer sur le territoire des certains citoyens étrangers, et d’autre part par le Congrès qui a tout bonnement refusé de mettre aux voies sa décision d’abolir l’Obamacare).

Quand on ajoute à cela que le seul argument avancé par les partisans du sympathique Macron est que s’abstenir ou voter blanc revient à voter Le Pen, au lieu de dire qu’il tiendra bien entendu compte de ce qu’il sera élu avec les voies de gens qui n’adhèrent pas à ses idées et qu’il mettra par conséquent de l’eau dans son vin, la patrie des Droits de l’Homme semble bel et bien être mûre pour la dictature. Soft ou hard, au choix. Avec ces deux candidats, nous resterons certes en République, mais en aucun cas en Démocratie.

Pour ma part, j’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté comme le suggère Alain Souchon. N’y aura t-il que moi ?

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Adolescence, sommeil et développement cérébral

Ce matin, je suis par hasard tombé sur une chronique qui expliquait que les adolescents sont massivement en manque de sommeil, que cela affecte le développement de leurs cerveaux, et par conséquent leurs capacités d’apprentissage. La faute à internet, au téléphone portable, aux réseaux sociaux qu’ils utilisent à plus de 90%, ou encore à la télé et aux jeux vidéos. La solution est donc de les en priver pour qu’ils aillent se coucher plus tôt, ces petits merdeux. Au risque de vous choquer, je vous dirai qu’ils n’en dormiront pas plus tôt pour autant, mais qu’ils s’occuperont alors plutôt avec ce qu’ils ont sous la main, à savoir leurs corps. Un pénis ou un clitoris sont en effet tout aussi divertissants. Certainement nous conseillera t-on alors de les obliger à dormir avec les mains au-dessus des couvertures comme au bon vieux temps.

Laissez moi maintenant vous présenter le problème de manière simplifiée. Nous avons des adolescents de forme carrée à plus de 90% que nous voulons faire entrer dans un trou rond. Un enfant de 3 ans verrait immédiatement que cela ne fonctionnera jamais. Mais les adultes responsables que nous sommes, experts et tout le bordel, répondent qu’il faut bien entendu tailler le cube afin qu’il rentre enfin dans ce putain de trou rond auquel ils doivent à tout prix s’adapter, même si cela doit les affecter gravement. Et c’est bien ce que l’étude constate. On force les ados à se lever trop tôt parce qu’ils doivent coûte que coûte s’adapter à des normes arbitraires qui ne sont pas pour eux. Et c’est comme ça pour à peu près tous les problèmes de notre société.

Conclusion : avec des principes aussi débiles que ceux là on n’est pas sorti de la merde. Nos experts actuels ont certainement dû souffrir d’un grave manque de sommeil dans leur adolescence.

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Les cyclistes des rails

Vu hier à Strasbourg, et ce n’est pas la première fois, deux cyclistes qui montent dans le tram avec leurs vélos, empêchant ainsi une personne en fauteuil roulant d’y accéder et l’obligeant à attendre le suivant par une température frôlant le zéro. Attitude typique du sauveteur de planète à la moralité supérieure. Du coup, Donald Trump, ses gaz de schiste et son charbon remontent en flèche dans mon estime.

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Pourquoi l’expert perd

Avec l’élection de Donald Trump, le Brexit, ou encore l’arrivée en tête de François Fillon à la primaire nous avons assisté à un cuisant échec des experts, incapables de prédire ce résultat. Pourquoi donc se sont-ils tous plantés? se demande t-on.

 

Le réponse est simple. En psychologie, la définition d’expert est un peu différente de celle que nous lui attribuons d’ordinaire, il n’est pas si fort que ça et même plus bête qu’un individu qui ne l’est pas, le naïf, dans certaines circonstances.

En effet, l’expert se définit comme une personne qui a su résoudre un problème en établissant une méthode pour ce faire. Par la suite, lorsqu’il se retrouve confronté à des problèmes similaires, il applique sa méthode, ce qui lui permet d’arriver au bon résultat plus vite et plus efficacement qu’un individu naïf qui découvre pour la première fois la situation.

Par contre, lorsque le problème est seulement similaire en apparence, mais que la méthode de l’expert est inopérante, celui-ci met beaucoup plus de temps que le naïf à fournir le bon résultat. L’explication est limpide, conforté par ses nombreux succès précédents, l’expert fait toute confiance en sa méthode et se retrouve incapable de la remettre en cause avant d’avoir subi un nombre considérable d’échecs. Le naïf qui n’a quant à lui pas d’a priori quant à la méthode à employer va en tester une autre à chaque échec et tomber sur la bonne plus vite que l’expert. Dans la cas où un problème inédit se présente, un expert n’est donc pas seulement pas meilleur qu’un individu lambda, mais au contraire moins à même d’arriver au bon résultat que le naïf.

 

C’est à cela que nous avons assisté. Un problème inédit traité avec des méthodes établies, d’où échec. Et, comme ces experts font en plus partie d’institutions qui, comme toutes les institutions, ont elles-mêmes beaucoup de mal à se remettre en cause, nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. En revanche, nous sommes franchement dans la merde

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Le Paradis existe, il est en nous

Et je ne parle pas d’une énième méthode pour trouver le bonheur en adoptant la positive attitude, mais bel et bien d’un endroit on ne peut plus concret qui possède toutes les caractéristiques du jardin d’Eden tel que nous l’avons rêvé.

Cet endroit, c’est tout bêtement nos intestins. Et les heureuses élues qui le peuplent sont des bactéries. En effet, pour elles, nos entrailles sont le milieu idéal pour leur développement. La température y est aussi constante qu’élevée, ainsi que l’acidité, forte à souhait, ce qui fait qu’il ressemble beaucoup à l’environnement dans lequel elles sont apparues, l’océan primitif depuis longtemps disparu.

Voilà pour le gîte, et pour le couvert, elles sont aussi servies, charge à nous de les approvisionner en nourriture, mâchée, malaxée et imbibée des sucs qui leur permettent d’absorber au mieux les nutriments dont elles ont besoin pour proliférer sans effort. Le Paradis, vous dis-je !

Alors, à l’heure où nous sommes confrontés à un manque flagrant de modèle vers lequel diriger l’humanité, en voici un dont nous serions fort inspirés de suivre. Certes il n’est pas question d’arriver du premier coup à un organisme aussi complexe que celui des mammifères, mais nous devrions sérieusement envisager de nous hisser au niveau du misérable ver de terre. Bactéries et robots devraient nous y aider (j’ai développé ces thèmes dans d’autres articles de ce blog).

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Le sucre est-il une drogue?

D’où vient cette idée que le sucre est une drogue ?

Cela provient d’une étude sur le rapport que les rats entretiennent avec la cocaïne. Pour la mener à bien, il fallait que les rats aient le choix entre une solution de cocaïne et autre chose, qui se voulait neutre. Les chercheurs ont opté pour de l’eau sucrée. Ils se sont alors aperçu que cette alternative était loin d’être neutre, au contraire, les rats se sont mis a délaisser complètement la cocaïne pour se mettre à consommer compulsivement du sucre. Conclusion : le pouvoir addictif du sucre est plus important que celui de la cocaïne.

Ce qui aurait dû être une excellente nouvelle, soit le cerveau préfère une substance indispensable à son fonctionnement, le sucre, plutôt qu’une autre, la cocaïne, qui lui procure certes du plaisir, mais dont la consommation est somme toute superflue, s’est alors transformée en « le sucre est une drogue plus puissante que la cocaïne ». Pourtant, à aucun moment cette étude ne met en parallèle les effets délétères sur le comportement et le cerveau que peut avoir la cocaïne et ceux qu’engendrent la consommation de sucre. C’est néanmoins cette idée absurde de l’équivalence entre les deux produits que les médias de masse répandent. Nous avons là une illustration parfaite du proverbe chinois : « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. ».

La consommation excessive de sucre raffiné, n’est bien sûr pas sans conséquences, elle provoque caries, obésité, voire diabète (bien que l’abaissement des normes du taux de sucre dans le sang et l’invention du concept de pré-diabétique qui a mis des millions de gens sous traitement préventif puisse en grande partie expliquer ce qu’on a appelé épidémie de diabète, un peu comme si on incluait les personnes âgées dans le taux de mortalité en arguant qu’elles sont pré-mortes), mais cette appétence extraordinaire pour les aliments sucrés nous a aussi permis de devenir ce que nous sommes, en nous faisant par exemple préférer manger des fruits et légumes sucrés à sucer des cailloux.

Cette histoire de sucre synonyme de drogue est caractéristique de cette époque où nous avons peur de tout. De tout, sauf de la connerie, qui est pourtant un des plus grands dangers pour l’humanité.

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Du bienfait de l’accueil des réfugiés

Au moment où une partie de la population s’inquiète de l’arrivée de réfugiés en provenance de zones de guerre, il faudrait peut être souligner que nous devrions pourtant en retirer quelque bénéfice.

Ces gens ne viennent en effet pas en Europe par plaisir, ils ont été forcés de partir de chez eux par crainte de tomber sous le joug des tyrans autocrates qui ont pris l’Islam comme prétexte à l’établissement de leur régime dictatorial. C’est aussi vrai pour les Syriens qui ont fui les bombardements de Bachar el Assad parce qu’ils voulaient conquérir la liberté, mais qui se sont vite aperçu que l’alternative qui leur était offerte était au moins aussi insupportable. Témoins des horreurs de la guerre et des exactions commises par leur soi-disant libérateurs au nom de la religion, qui de mieux placés qu’eux pour témoigner de l’absurdité de l’endoctrinement qui pousse des musulmans à commettre des crimes contre d’autres musulmans. Ce sont certainement les plus à même de convaincre leurs coreligionnaires que l’engagement vers le jihad est une voie sans issue qui ne sert qu’une poignée de privilégiés qui ne pensent qu’au pouvoir et à l’enrichissement personnel et non le peuple musulman.

De plus, beaucoup d’entre eux choisiront certainement de rentrer chez eux une fois que la situation se sera améliorée, tout en ayant appris comment fonctionnent nos sociétés démocratiques. Ils pourront s’organiser en dehors des réseaux religieux qui étaient leur seule option jusqu’alors. Ce seront alors les meilleurs ambassadeurs que l’occident puisse imaginer. Quant à ceux qui choisiront de rester chez nous, ils garderont toujours en mémoire d’avoir été bien accueillis, ce seront les plus ardents défenseurs de nos valeurs, Liberté, Egalité, Fraternité. L’image qu’ils nous renverront nous donnera une bonne raison d’être fiers de nous mêmes.

Certes une infime portion de terroristes profitent-ils peut être de ce flux pour s’infiltrer dans le but de commettre des attentats, mais un accueil décent de la grande masse des victimes de la terreur nous évitera t-il certainement de nous faire de nouveaux ennemis. Notre sécurité s’en trouvera accrue. Cela vaut indéniablement le coût d’être tenté.

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