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Les débuts de l’ère chrétienne : la grande révolte des juifs

En 66, la grande révolte des Juifs commence. Le contexte dans lequel elle se déclenche est assez compliqué. A la mort d’Hérode Agrippa en 48, son fils, Agrippa II, n’hérite pas des territoires de son père qui avait réussi à reconstituer le royaume d’Hérode le Grand. Ils sont intégrés à la province romaine de Syrie. Agrippa II reçoit quand même le petit royaume de Chalcis à la mort de son oncle l’année suivante, ainsi que la prérogative de nommer le Grand Prêtre du Temple de Jérusalem. Les nationalistes juifs qui voient la perspective d’un retour à la souveraineté s’éloigner se radicalisent. Ils forment alors un nouveau courant du judaïsme, les zélotes, qui attendent impatiemment la venue du Messie pour que justice leur soit rendue. Les tensions entre ces fondamentalistes et les païens, les « Grecs », s’accroissent et tournent à plusieurs reprises à l’affrontement en Judée, en Galilée et en Samarie. Les Romains répriment violemment les fauteurs de trouble ; l’empereur Claude doit même à deux reprises rendre un arbitrage, des citoyens romains étant concernés. Il consulte Agrippa II dans les deux cas. Les zélotes en viennent également aux mains avec les pharisiens et les sadducéens, partisans de l’entente avec Rome. Tout cela se déroule sur fond de crise qui oppose Romains et Parthes pour le trône d’Arménie depuis 51. Les Parthes ont certainement contribué à ce désordre en soutenant financièrement les nationalistes, tout comme les Romains soutenaient les opposants parthes.

A la mort de Claude, en 54, Néron pense pouvoir apaiser la situation en donnant les anciens territoires de Philippe le Tétrarque, la Batanée, l’Aurantide et la Trachontide, ainsi que l’Iturée et la Gaulantide à Agrippa II. Gnaeus Domitius Corbulo a sans doute contribué à cette décision qui devenait urgente à prendre, les Parthes ayant envahi l’Arménie à cette date. En 61, Agrippa II recevra en plus une partie de la Galilée et de la Pérée. La majorité des zélotes a dû être plutôt satisfaite de ce retour d’un souverain juif dans la région, mais une fraction d’entre eux, qui deviendront les sicaires, ont dû estimer qu’ils ne pouvaient pas faire confiance à ce roi à la botte de Rome où il avait été élevé. Les sicaires assassinent le Grand Prêtre Jonathan ben Hanan en 56, peut être à l’instigation du procurateur de Judée, Antonius Felix. Le remplaçant que nomme Agrippa II, Ishmael ben Phabi, ne fait pas l’unanimité, il est contesté par certains des prêtres du bas clergé attachés au Temple, les lévites. La querelle semble avoir porté sur la collecte de l’impôt. Agrippa II commet ensuite une autre erreur, il se fait aménager un appartement au sommet de son palais de Jérusalem d’où il peut observer ce qui se passe dans le Temple. Cette intrusion du roi dans les affaires religieuses étant insupportable à Ishmael ben Phabi, il fait ériger un mur pour échapper au regard d’Agrippa, qui ordonne en retour la destruction dudit mur. Ishmael part à Rome pour plaider sa cause auprès de l’empereur. Néron tranche en sa faveur, mais il le garde néanmoins comme otage à la demande d’Agrippa. Celui-ci nomme alors Joseph Qabi ben Simon Grand Prêtre, sur ordre de Rome. Agrippa a perdu tout crédit auprès des Juifs. Aussi durant cette même année 63, le remplace t-il par Hanan ben Hanan, puis par Josué ben Damnée et enfin par Josué ben Gamla (fiancé à Martha, fille de Boëthos). Qu’ils soient des familles Phabi, Hanan ou Boëthos, plus aucun ne parvient à obtenir le consensus. Mattatiah ben Théophile, originaire de Galilée, qui leur succède de 65 à 66 n’y parvient pas plus.

Le cas de Hanan ben Hanan est particulièrement instructif pour se faire une idée de ce que le terme « chrétien » recouvrait à cette époque. Agrippa II, qui désire marquer son indépendance vis à vis de Rome, profite de ce que le procurateur Porcius Festus vient de mourir et de ce que son successeur, Lucceius Albinus tarde à arriver pour le nommer. Sitôt en poste, Hanan fait condamner à mort Jacques, frère de Jésus (« frère » peut aussi bien signifier qu’il était le fils de Joseph et Marie, que le fils de Joseph issu d’un précédent mariage et même qu’il était seulement cousin de Jésus). Ce Jacques était un « chrétien » qui reconnaissait Jésus comme étant le Messie, mais ce n’est pas le motif de sa condamnation. Hanan le fait lapider car il lui reproche de s’être trop rapproché des zélotes, eux aussi considérés comme « chrétiens », mais qui attendent encore la venue du Messie. Hanan se fonde sur ce que Jacques a eu une attitude hostile envers Paul de Tarse lors de son passage à Jérusalem en 58. Paul de Tarse est lui aussi « chrétien », il reconnaît Jésus comme le Messie, mais contrairement à Jacques, il prône le rejet partiel des lois de Moïse, c’est à dire le refus de la circoncision et l’abandon des interdits alimentaires, ce qui permettrait d’intégrer plus facilement les Grecs « craignant dieu » par un simple baptême. Le terme « chrétien » désigne donc plusieurs courants, celui des zélotes qui attendent l’arrivée du Messie et qui estiment qu’elle ne se fera qu’à condition que la terre sainte soit rendue aux seuls Juifs, celui des nazaréens que représente Jacques, qui pensent que Jésus était le Messie mais qui sont attachés au strict respect de la loi mosaïque, celui de Paul de Tarse, qui correspond à notre conception de « chrétien », qui reconnaît Jésus comme le Messie et veut intégrer les étrangers en abandonnant certains préceptes de la Loi, et peut être encore les sicaires, qui ne sont pas adeptes de Jésus, mais attendent eux aussi la venue du Messie et qu’il faut non seulement chasser pour cela les étrangers, mais aussi éliminer les « mauvais » Juifs qui ont collaboré avec les Romains, ce qui correspond à la définition de l’Apocalypse. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, un peu comme dans les divers courants de l’écologie qui ressemble elle aussi peu ou prou à une forme de religion. L’exécution de Jacques, frère de Jésus sert de prétexte à Lucceius Albinus pour demander le limogeage de Hanan ben Hanan à Agrippa II.

En 66, la situation du Levant est donc on ne peut plus explosive. La question du statut de la ville de Césarée va être l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres. Là, les tensions déjà vives entre Juifs et païens grecs s’enveniment encore lorsqu’un homme est pris à sacrifier des oiseaux à l’entrée de la synagogue un jour de shabbat. Une émeute éclate entre ces deux parties de la population. Une délégation de Juifs, se rend ensuite à Sébaste pour demander justice au procurateur Gessius Florus. Il se déclare incompétent ; pour lui, la question relève de l’autorité de l’empereur qui seul peut trancher. Néron déclare alors que Césarée est une cité exclusivement grecque, ce qui déchoit de facto les Juifs de la citoyenneté romaine. Fort de ce jugement, Florus s’enhardit. Il prélève d’autorité dix-sept talents sur le trésor du Temple de Jérusalem pour le service de l’empereur. L’agitation gagne aussi cette ville. Florus la réprime durement, les contestataires, dont des femmes et des Juifs de l’ordre équestre qui ont la citoyenneté romaine et relèvent donc de la justice impériale selon l’usage, sont condamnés à être flagellés avant d’être crucifiés. Les notables sont de plus humiliés, contraints d’ovationner les troupes qui viennent de sévir. Agrippa II est à ce moment en déplacement à Alexandrie, mais sa femme Bérénice est présente. Elle tente d’intercéder en faveur des accusés ; sans aucun succès. Suite à ce déni de justice, les troubles s’étendent à d’autres villes, non seulement en Judée, mais aussi à d’autres au-delà des frontières où la diaspora est présente, dont Alexandrie.

Ces provocations sont si grossières qu’on peut se demander si les Romains ne cherchent pas délibérément le conflit, sans qu’on puisse pour autant leur reprocher d’en avoir pris l’initiative, un peu comme Bismarck cherche à « exciter le taureau français » avec sa formulation outrageante de la dépêche d’Ems (voir Naissance du dernier empire européen 1, 2, 3). Il ne faut pas oublier que 66 est l’année où Tiridate se rend à Rome pour recevoir la couronne d’Arménie des mains de Néron. La non ingérence des Parthes dans les affaires romaines alors que des opérations militaires s’annonçaient à leur porte étaient un gage de bonne entente autrement plus important qu’une simple allégeance qui ne repose que sur des mots. L’importante communauté juive de Babylone devait pourtant faire tout ce qu’elle pouvait pour que Vologèse intervienne.

Au moment où les violences éclatent à Alexandrie, Tiberius Julius Alexander vient d’être nommé préfet d’Egypte. Issu d’une famille puissante, neveu du célèbre Philon d’Alexandrie, il a le privilège d’avoir la citoyenneté romaine, ce qui lui a permis de suivre le cursus honorum et d’entrer dans l’ordre équestre. Il est juif, mais loin d’être un fervent pratiquant, il prend au contraire beaucoup de liberté par rapport à la Loi, ce que lui reproche Flavius Josèphe lors de leur rencontre. Quand les troubles atteignent Alexandrie, il tente tout d’abord une conciliation entre Juifs et Grecs, lance des appels au calme, mais il prévient que c’est là la l’unique chance d’arriver à une résolution pacifique du conflit et qu’il fera intervenir la troupe si les émeutes ne cessent pas. Le calme ne revenant pas, il s’exécute. Des milliers (50 000, d’après Flavius Josèphe) de Juifs sont massacrés ; leurs maisons sont pillées et incendiées, comme en 38.

Pendant ce temps, la situation ne s’améliore pas non plus en Judéé. Révoltes et répressions se succèdent amenant toujours plus de Juifs à s’insurger contre le pouvoir romain, tant et si bien que Florus est dépassé ; il se retire à Césarée alors que les rebelles ont réussi à s’emparer de l’esplanade du Temple. Agrippa II essaie à son tour de dissuader le peuple d’entrer en guerre, avec l’appui des notables sadducéens et pharisiens. Il y parvient momentanément arguant de ce que seul Florus était à blâmer pour les souffrances occasionnées et que l’empereur saurait se montrer juste suite aux plaintes qu’il lui avait envoyées et que les révoltés seraient assurément pardonnés s’ils garantissaient leur loyauté à Rome en collectant l’impôt comme à l’accoutumée, faute de quoi le pire était à prévoir. Il perd cependant la confiance du peuple lorsque, une fois l’argent récolté, il exhorte les gens à se soumettre à l’autorité de Florus en attendant que son remplaçant soit nommé. Les insurgés l’expulsent manu militari de Jérusalem suite à ce discours. Les sacrifices à l’empereur sont alors interdits au Temple, ce qui équivalait à une déclaration de guerre.

Elle commence bien pour les Juifs. Les sicaires parviennent par surprise à s’emparer de la forteresse de Massada où toute la garnison romaine est massacrée. La guerre s’annonce comme une lutte à mort où les vainqueurs se montreront sans pitié pour les vaincus. Agrippa prend conscience qu’il doit agir. Comme il sait qu’il n’a aucune chance de garder le pouvoir si les nationalistes l’emportent, il envoie son armée reprendre Jérusalem. Elle est battue par les insurgés, puis c’est au tour de la garnison romaine de la forteresse Antonia d’être défaite et massacrée. Plus rien ne peut empêcher une intervention militaire romaine de grande ampleur. Le gouverneur de Syrie, Cestius Gallus, part mater la rébellion avec une de ses légions et un grand nombre d’auxiliaires. Il parvient à reprendre Beït-Shéarim où siège le Sanhédrin, réussit à pénétrer dans Jérusalem par le faubourg nord, mais il échoue dans sa tentative contre le Temple. Il se retire de la ville, puis il est pris dans une embuscade près de Beït-Horon. Lui-même parvient à s’enfuir pour Antioche, mais sa légion est totalement anéantie, 5 000 soldats romains et 400 cavaliers sont tués lors de la bataille ou de la retraite. Cette victoire juive change la donne. Pharisiens, sadducéens, esséniens et prêtres du Temple rejoignent les zélotes pour faire front commun contre les Romains (toutes proportions gardées, le gouvernement actuel réussit le même exploit de réunir toutes les tendances de l’extrême droite à l’extrême gauche avec des mouvements comme les bonnets rouges. Le passage sous les 20% de soutien au président indique que nous sommes entrés dans une zone de danger où tout devient possible. Sous l’ancien régime, ce signal aurait certainement révélé qu’il était temps de convoquer les états généraux, pour le meilleur ou pour le pire. Un autre que François Hollande s’en serait retrouvé exactement au même point).

Cela n’empêche toutefois pas les dissensions entre ces différentes factions qui s’affrontent entre elles à l’occasion. Certains sont soupçonnés de n’avoir pris qu’un engagement de façade pendant qu’ils œuvrent pour Rome en sous-main. C’est le cas pour Flavius Josèphe que le Sanhédrin a nommé commandant militaire pour la Galilée, malgré l’opposition du zélote Jean de Gischala et de Juste de Tibériade, un Juif hellénisé que Josèphe fait un temps emprisonner. La suite des événements démontre que cette suspicion était peut être fondée. En effet, en 67, Néron charge Flavius Vespasien et trois légions de la suite des opérations. Le général romain attaque en Galilée où il reprend les villes les unes après les autres, dont Tibériade où Juste est fait prisonnier et Gischala dont Jean parvient à s’échapper pour rejoindre Jérusalem. Josèphe se retranche quant à lui dans la forteresse de Jotapata où il est assiégé sans aucun espoir de pouvoir s’en sortir. Les soldats juifs qui ne sont pas tués par les Romains préfèrent le suicide à la captivité. Ce n’est pas le cas de Josèphe. Selon ses dires, il se retrouve piégé dans une grotte avec 40 de ses frères d’armes qui choisissent tous de se donner la mort plutôt que d’être pris, à l’exception d’un seul et de lui qui sort et donne sa reddition à Vespasien. Ce faisant, il aurait prédit au Romain qu’il serait un jour empereur d’après les prophéties des livres saints judaïques. Grâce à cela, il aurait obtenu son affranchissement en 69 avant de servir d’intermédiaire avec les Juifs l’année suivante. En 71, il obtient la citoyenneté romaine et prend le nom de Flavius en honneur de son protecteur. Juste de Tibériade, qui a lui aussi survécu, donne une toute autre version des faits dans sa « guerre des Juifs ». Il accuse Josèphe d’avoir incité les siens à prendre les armes contre Rome pour provoquer la guerre, puis de les avoir abandonnés dans la défaite. Josèphe fera tout ce qui est en son pouvoir pour que ce livre disparaisse, avec succès, vu qu’il ne nous est connu qu’à travers les références qu’y font Eusèbe de Césarée et Jérôme de Stridon.

La version de Juste de Tibériade est néanmoins tout à fait plausible, et n’est pas sans rappeler l’attitude d’un certain Vercingétorix pendant la guerre des Gaules (voir Vercingétorix entre en scène, Face à la crise, la Gaule se rassemble autour d’un chef, De Gergovie à Alésia 1 et 2). Rien que le moment du déclenchement de l’insurrection paraît le plus mal choisi dans les deux cas. Nous avons déjà vu qu’en 66, les Juifs ne pouvaient plus compter sur un soutien parthe, ils ne pouvaient donc plus négocier de meilleures conditions avec les Romains en brandissant la menace de passer à l’ennemi, un isolement qui a aussi bien pu les convaincre qu’ils devaient agir par eux-mêmes, mais parallèlement, ils ne pouvaient ignorer que le pouvoir de Néron était de plus en plus contesté aussi bien à Rome que dans les provinces (défiance du peuple après l’incendie de Rome, conjuration de Pison, augmentation du tribut des provinces) et que le désordre qui ne pouvait aller que croissant devait leur bénéficier s’ils savaient se montrer patients. Pour Vercingétorix, c’est encore plus évident. Lorsqu’il lance son insurrection générale en 52 av-JC, il savait qu’il ne restait plus que deux ans de mandat à Jules César, mais encore que l’équilibre avec Pompée était rompu comme Crassus venait d’être tué par les Parthes à la bataille de Carrhes l’année précédente. Il me semble qu’il aurait dès lors été beaucoup plus judicieux d’attendre la dernière année du mandat de César pour prouver que sa conquête de la Gaule était un échec, et de harceler l’armée romaine avec des attaques éclair comme le faisait Sertorius pour faire traîner la campagne en longueur et démoraliser les soldats, au lieu d’aller s’enfermer à Alésia. Les Gaulois auraient alors été en bonne position pour négocier une paix avantageuse avec Pompée et les trois quarts d’entre eux n’auraient pas été réduits en esclavage, sauf bizarrement les Arvernes qui étaient pourtant à l’origine du soulèvement. Au lieu de cela, Vercingétorix donne deux ans à César qui lui permettent de revendiquer une victoire totale et de pousser sa popularité au plus haut. Dans les deux cas, c’est à se demander si ceux qui déclenchent le conflit, soi disant pour libérer leur peuple, n’agissent pas plutôt dans l’intérêt des Romains en échange de la promesse d’obtenir le pouvoir contre leurs opposants, s’ils menaient bien leurs troupes à la défaite.

Suite à la perte de la Galilée, Jean de Gischala et les zélotes rejoignent Jérusalem. Ils y retrouvent des pharisiens refroidis par cette défaite qui envisagent à présent de négocier la paix avec Rome. Il en résulte une guerre civile. Le sicaire Simon Bargiora et ses Iduméens, qui ont participé à la victoire de Beït Horon, arrivent de Massada. L’ancien Grand Prêtre Josué ben Gamla tente de s’opposer à leur entrée dans la ville. Il sera exécuté un peu plus tard pour cette traîtrise, tout comme Hanan ben Hanan et Mattatiah ben Théophile, le Grand Prêtre en fonction. Les combats, qui voient les plus radicaux s’imposer, font plusieurs milliers de morts. Les zélotes occupent le Temple, mais ils sont encerclés par les sicaires qui contrôlent le reste de Jérusalem. Pendant ce temps, Vespasien continue sa reconquête. Il reprend la Pérée, traverse la Samarie pour marcher sur Jéricho. Mais il interrompt ensuite sa campagne, lorsqu’il apprend que Néron s’est suicidé (le 9 juin 68) et que le pouvoir est vacant. C’est le début de l’année des quatre empereurs.

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